A Travers vos échanges

Scandale à France 2 par JP Boisson
Chers amis par JP Serre
Chers camarades par JP Serre
François Hollande vainqueur des primaires impressions et commentaires  par J garandeau
Qui est François Hollande ?
Pour nous c’est François Hollande par Jean Paul Serre
7 raisons de soutenir François Hollande par Jacques Garandeau
La vérité sur les sondages par Jean Paul Boisson

Scandale à France 2 par JP Boisson

Bonsoir,
Je viens de regarder F2 où François Hollande s’exprimait. Interviewé par Pujadas, François répondait aussi précisément que possible aux questions, au demeurant bien posées et intéressantes. J’ai trouvé scandaleux les sous-titres introduisant les thèmes correspondants aux questions. Ces sous-titres vers lesquels se portent les regards en même temps que l’on écoute l’interviewé, modifient, à mon avis, la qualité de la perception des paroles dites.
Je cite 3 exemples :
1) par rapport à la période novembre décembre, le sous-titre est « manque d’autorité », cette affirmation est totalement opposée à l’explication donnée par François.
2) quand François parle du programme et de sa progression au cours de la période à venir, le sous-titre est  » programme fantôme ». De là à imaginer que ce sous-titre était demandé par Copé, visage pomponné et enfariné, interpellant François Hollande, il n’y a qu’un pas que je n’ose pas franchir, mais qui sait?
3) s’agissant de donner son opinion sur la TVA sociale voulue par le gouvernement, François démontre pourquoi il y est opposé. Le sous-titre se réduit à « pour ou contre la TVA sociale », ce qui laisse penser que notre candidat est dans l’incertitude.
Tout se passe comme si il y avait 2 entités face à l’interwiewvé, l’une physique à laquelle on peut répondre, l’autre, invisible, conditionnant en partie, le public.
Ces sous-titres, qui peuvent être utiles, s’ils sont bien formulés par des journalistes de qualité et vrais professionnels, sont dans le cas présent proprement scandaleux, tendancieux. De qui sont-ils? pas de Pujadas, qui a fait son boulot, mais de quelque individu à la solde. Le CSA devrait intervenir pour apprécier la « qualité » de l’environnement de l’interview.

Amitiés

Jean Paul Boisson

Chers amis par JP Serre

Chers amis

La presse locale a complètement occulté le score remarquable obtenu par François Hollande dans notre département. Je voudrais donc rétablir les faits.

Prés de 44% des voix sur le département, des bureaux de vote où il dépasse la majorité absolue, des scores qui le placent largement en tête partout. C’est une performance que nous n’avions pas envisagée lorsque nous avons lancé notre comité de soutien au début de l’été. L’analyse globale des résultats montre que François Hollande arrive en tête dans tous les départements , à trois exceptions prés. Les électeurs ont ainsi clairement manifesté leur choix prioritaire.

Ce succès est à mettre au crédit de notre candidat. Il a mené sur tout le territoire une campagne active. Il a décliné son projet en toute clarté. Sans démagogie. Il a, en permanence, respecté ses concurrents.

A notre place, avec des moyens très limités (un budget de 200 euros nous avait été alloué ), nous avons participé avec beaucoup d’enthousiasme à cette campagne, en y associant tous ceux et toutes celles qui ont bien voulu nous rejoindre. Au nom de notre comité, je voulais vous remercier chaleureusement du concours que vous nous avez apporté.

Ce résultat remarquable du premier tour doit être amplifié pour le second. Un espoir s’est levé, nous devons le conforter. D’ores et déjà, des ralliements se sont opérés. Nous voulons saluer les prises de position d’Eric Gauthier, Président du Conseil Général, Geneviève Gaillard, députée maire de Niort, Delphine Batho, députée de la circonscription de Melle, Jean Luc Drapeau, vice président du Conseil général. D’autres sont susceptibles d’intervenir. Nous les enregistrons avec plaisir. Mais la priorité reste la mobilisation des électeurs de gauche, ceux qui ont voté au premier tour et ceux qui n’ont pas voté et que nous devons convaincre de nous rejoindre. L’élan suscité par le succès des primaires doit déboucher sur une victoire nette qui apporte à François Hollande la légitimité dont il aura besoin pour affronter Nicolas Sarkozy, c’est la condition de notre victoire collective

Nous comptons sur vous tous pour porter ce message de l’espoir auprès de vos amis, de vos proches et de tous ceux qui souhaitent la victoire de la gauche en 2012.

Très cordialement.

Jean Paul SERRE

Mandataire de François Hollande

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Chers camarades par JP Serre

Cher(e) camarade,

La page des primaires est désormais derrière nous et nous allons entrer dans la phase de confrontation avec la droite. Nous pouvons collectivement être fiers de l’image de la politique que nous avons portée tout au long de cette campagne. L’importante participation enregistrée à l’occasion des deux scrutins en est le témoignage.

Permettez-moi, au nom du comité « Répondre à gauche 79 » de remercier tous ceux, militants et sympathisants, qui nous ont épaulés dans cette aventure. Nos remerciements vont aussi, bien évidemment, à tous les électeurs qui ont entendu notre appel, afin de donner à François Hollande une large victoire, après le score remarquable qu’il avait réalisé au premier tour. La légitimité que lui confère le résultat en est renforcée. A ceux qui ont supporté la candidature de Martine Aubry, je veux dire que le débat entre nous est resté digne et je les invite à rejoindre le combat collectif que nous allons livrer.

Je veux aussi saluer les gestes politiques qu’ont accomplis les élus qui d’emblée avaient soutenu d’autres candidats. Je pense en particulier à Geneviève Gaillard, Delphine Batho et Eric Gautier dont les appels ont été , semble t il, entendus, par les électeurs. Sans rien renier de leurs convictions, de leurs engagements et de leur préférence, ils ont permis le rassemblement indispensable à la victoire que nous escomptons pour 2012 et qu’un résultat étriqué ou contesté aurait pu compromettre.

Je veux dire à Ségolène Royal combien j’ai apprécié la clarté  et la fermeté de son appel entre les deux tours et la dignité de sa déclaration le soir des résultats. A contrario, j’ai trouvé plus que minables et scandaleux les propos de Bussereau à son endroit, qu’il faut rapprocher de l’attitude de son compère Raffarin, que l’on a vu à la manœuvre avant l’élection du Président du Sénat, pour priver la gauche de sa victoire dans les urnes. Deux conceptions de la politique !

François Hollande est désormais le candidat de tous les socialistes, en attendant un rassemblement beaucoup plus large, condition indispensable pour assurer le succès de la gauche.

Enfin, un message plus personnel. J’ai été formé à l’engagement politique sous la férule de René Gaillard. C’était une école un peu rude, mais on s’y forgeait le caractère. De ma proximité avec lui, j’ai retenu une leçon : les seuls combats perdus d’avance sont ceux que l’on ne livre pas. La campagne que nous avons conduite en est une nouvelle illustration.

Dans la nouvelle phase qui s’ouvre, conformément aux engagements que nous avions pris, nous mettons le potentiel militant que vous avons regroupé, au service du collectif, pour un soutien actif de notre candidat.

Amitiés  socialistes.

Jean Paul SERRE

Mandataire de François Hollande

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François Hollande vainqueur des primaires impressions et commentaires par J garandeau

François Hollande vainqueur des primaires citoyennes

Impressions et commentaires

Un mot d’abord sur les sondages. Sur ce point j’avoue une faiblesse qui m’agace… Je sais, comme tout le monde, qu’ils comportent une marge d’erreurs, qu’en plus, cette fois-ci, l’électorat n’était pas bien défini et que, de toute façon, il ne s’agit que d’un instantané à un moment donné et non une prévision du score à l’arrivée. Tout cela est dit, connu, répété… mais voilà, quand ils sont favorables ils agissent comme une drogue douce,  on se laisse bercer par leur douce musique.

D’où ma déception au soir du premier tour !

Avec près de 39% et plus de 8% d’avance sur Martine, François avait un résultat tout à fait encourageant, mais par rapport aux 42-44% annoncés je l’ai ressenti comme décevant. Inversement, pour Martine, par rapport aux 26-28% annoncés, les 31% réalisés montraient que la dynamique était de son côté.

La prudence et le sang froid sont nécessaires, en particulier au moment où des sondages annoncent un deuxième tour pour François Hollande à 60%, voire plus.

Aujourd’hui, d’après le journal Le Monde, l’un des chantiers de François Hollande sera d’anticiper l’érosion sondagière. Heureusement François est lucide : «  On est dans un état de grâce qui n’a pas vocation à se prolonger, le rapport de force politique plus traditionnel va se réinstaller. J’ai préféré prévenir pour ne pas vivre ce moment de retour à la réalité sur le mode de l’affliction, de l’inquiétude ».

Les primaires n’étaient pas gagnées d’avance

Cette première expérience d’élections primaires fait apparaître trois vainqueurs.

Le premier est le parti socialiste qui, il y a quelques mois encore, ne l’oublions pas, était qualifié de « grand cadavre à la renverse ». Il a été écouté, il a largement occupé les médias, il a été pris au sérieux, il a mobilisé près de trois millions de citoyens. Il incarne maintenant l’espérance.

Le deuxième vainqueur est le système des primaires lui-même. A l’origine les dirigeants socialistes n’étaient guère enthousiastes. Martine Aubry et François Hollande figuraient parmi les plus réticents !

Deux événements ont joué en faveur des primaires : le premier est l’élection de la Première secrétaire après le calamiteux congrès de Reims, avec ses manœuvres, voire ses fraudes qui ont jeté le discrédit sur le vote des militants. Il devenait difficile de désigner le candidat des socialistes à l’élection présidentielle dans les mêmes conditions. Le second est la désignation laborieuse (et contestée) des candidats au parlement européen puis le mauvais résultat obtenu  par le parti socialiste aux élections européennes (16% ! et seulement 0,25% de plus que les écologistes). Cela a décidé Martine Aubry à prendre des risques pour rebondir. Elle a frappé un grand coup dès son discours d’ouverture à l’université d’été de La Rochelle en 2009, en proposant au vote des militants toute une série de réformes, parmi lesquelles le système des primaires.

Le troisième et grand vainqueur est, bien sûr, François Hollande lui-même. Bien préparé pour cette échéance il a été favorisé par ses grandes qualités, la cohérence et la constance de sa ligne politique. J’ai déjà développé les sept raisons de soutenir sa candidature… Je cite le portrait fait par Pierre Moscovici : « fin politique, connaissant admirablement la France, excellent orateur, constant et cohérent, de gauche et réaliste, souple et solide, familier des campagnes électorales ».

François Hollande vient de loin

 

« Un candidat à l’élection présidentielle, ça ne se déclare pas forcément tout de suite, mais ça se prépare » déclarait naguère François Hollande à Bruno Dive du  journal Sud-Ouest. En 2004, il semblait en situation, les journalistes du Point l’avaient élu « homme politique de l’année » mais la victoire du non au referendum européen de 2005 et l’émergence de Ségolène Royal  avaient stoppé son ascension. Lucide, il avait alors renoncé. En 2009 il prétendait encore : « Si ça ne prend pas, je n’ai pas vocation à essayer de m’imposer à tout prix ».

En 2008, en quittant ses fonctions de Premier secrétaire il avait retrouvé sa liberté. Il avait cessé d’être considéré comme le représentant d’un appareil contraint à une certaine langue de bois. Il s’est alors préparé physiquement (le fameux régime sans sucreries) et psychologiquement. Politiquement il n’a jamais varié de sa ligne réformiste social-démocrate. Il lui a  fallu jouer avec de l’habileté, un peu de chance et de l’intuition.

Début 2009, un sondage sur les présidentielles lui donnait un score de… 3% ! Il y a quelques semaines, Dominique Strauss-Kahn était considéré comme le président en  puissance. Ses compétences en matière économique, sa stature internationale … et les sondages faisaient de lui le grand favori. Et puis il y a eu le Sofitel !

Aux Etats Unis il est fréquent qu’un quasi-inconnu s’impose lors des primaires et finisse par devenir président. Ce fut le cas de Jimmy Carter et de Bill Clinton… en France aussi, contrairement à une idée reçue, il n’est pas exceptionnel que le candidat surgisse au dernier moment.

En 1965, François Mitterrand avait eu de la peine à s’imposer. Alors que sa candidature était évoquée comme possible, Le Nouvel Observateur avait projeté de mettre en  couverture : « Mitterrand ? Jamais ! ». Il avait fallu que Claude Estier se batte une partie de la nuit pour obtenir « Mitterrand ? Pourquoi ? »

En 1994 au congrès de Liévin tout le monde attendait Jacques Delors. Le Premier secrétaire Henri Emmanuelli l’avait sommé : « Jacques, fais ton devoir ». Lionel Jospin avait prononcé  un discours devant une salle inattentive et clairsemée… On ne s’est aperçu que plus tard qu’il avait présenté alors une plate-forme présidentielle ! Un des rares congressistes  à être venu le saluer après son intervention s’appelait François Hollande…

Au début de l’année 2006 la candidature de Ségolène Royal n’apparaissait pas comme l’hypothèse la plus probable.

Les dérapages de fin de campagne

Dès 20 heures 30 le dimanche 16 octobre Martine Aubry a été très claire : « Jusqu’à samedi, c’était le débat. Aujourd’hui, c’était le vote. Ce soir, c’est le rassemblement autour de notre candidat. Je mettrai toute mon énergie et toute ma force… pour qu’il soit, dans sept mois, le nouveau président de la République ». Attitude exemplaire. Il n’empêche, dans les derniers jours de la campagne, quelques dérapages ont eu lieu, des phrases ont été prononcées qui n’auraient pas dû l’être. Elles sont autant d’arguments servis sur un plateau à l’adversaire ! Souvenons nous avec quelle sereine gourmandise François Mitterrand reprenait contre Valéry Giscard d’Estaing les critiques de Jacques Chirac. Deux de ces dérapages méritent d’être démontés : le « mou » et le « flou ».

Il est « mou ». La droite peut-elle dire qu’elle souhaite une gauche dure, qui promettrait les nationalisations, le chambardement ? Difficile.

Peut-elle prétendre que François Hollande n’a pas de caractère ? Quand on pense qu’au début de la campagne il était tout seul sur son scooter (avec des sondages à 3%, on l’a dit) et qu’avec constance, avec cohérence, à force de volonté, d’opiniâtreté et d’intuition il arrive à près de 57%.  C’est également difficile.

Il reste dans le flou. Trois réponses sur ce point.

D’abord, ce serait presque un compliment ! Il a mené campagne sur une ligne politique, sur les grands thèmes de son action future. La plate-forme présidentielle viendra plus tard, c’est la véritable campagne, celle du printemps 2012 qui lui permettra de préciser ses propositions.

Ensuite,  il est clair que face à une situation économique extrêmement grave, qui évolue de jour en jour il est important d’avoir un responsable qui ne soit pas dogmatique et figé, mais au contraire, disponible, intelligent, ouvert, comme l’est François Hollande.

Enfin je donne la parole à Bernard Poignant : « Il y aurait donc une gauche floue et même une république du flou. A cette dernière on demande d’être indivisible, démocratique, sociale et décentralisée. Cela suffit largement. Mais ce qualificatif de « flou » rappelle la critique de la droite sur François Mitterrand avant 1981. Elle brocardait sans arrêt son « flou artistique ». Elle le qualifiait de « florentin ». Finalement voilà un flou qui est un bel hommage !

Un mot encore pour saluer le magnifique discours de François Hollande, samedi dernier, lors de la Convention d’investiture, salle Freyssinet  à Paris, devant 4000 militants enthousiastes, parmi lesquels la télévision nous a montré, subrepticement, nos amis Jean-Paul Serre et Jean-Paul Boisson.

Un grand discours, structuré, à la fois spirituel et mobilisateur, bref, un discours digne d’un président ! J’en retiens une phrase : « La droite compte sur la crise pour se sauver, je propose que les Français comptent sur la gauche pour les sauver de la crise ».

 

Pour conclure nous pouvons dire, comme le célèbre helléniste socialiste Bracke-Desrousseaux en 1936 : « Enfin, les difficultés commencent ».

Jacques Garandeau

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our nous c’est François Hollande par Jean Paul Serre

Pour nous c’est François Hollande par Jean Paul Serre

Pour Nous c’est François HOLLANDE

Faut il rappeler que François HOLLANDE a exercé pendant 11 années les fonctions de 1er secrétaire du parti socialiste et que sous son autorité le PS a engrangé des victoires électorales sans précédent : 21 régions sur 22, élections cantonales et municipales triomphales, plus de 30% aux élections européennes, dans un scrutin réputé difficile. Sous le gouvernement JOSPIN, il a été associé à toutes les décisions politiques d ‘envergure et connaît parfaitement les rouages de l’état.

Aujourd’hui, nous sommes dans une tout autre configuration. Il s’agit de désigner le futur candidat à la Présidence de la République. L’enjeu dépasse largement le cadre restreint des seuls militants socialistes et s’adresse à toute la gauche. Il est significatif que les 2/3 de ceux qui ont rejoint notre Comité de Soutien n’appartiennent à aucune formation politique et pour certains d’entre eux s’engagent pour la première fois.

La déclaration de candidature de François HOLLANDE a été mûrement réfléchie ; elle n’est le fruit d’aucun pacte, d’aucun arrangement. D’emblée, il a affiché sa détermination d’aller jusqu’au terme de son engagement, avec le peuple de gauche pour arbitre.

Dans cette primaire, nous nous sommes posés 3 questions :

Qui est le mieux placé pour battre Sarkozy en 2012 ?

Qui a la stature pour exercer la fonction de Président de la République ?

Qui peut rassembler la gauche, les écologistes et plus largement les Français ?

A ces 3 questions, la réponse a été pour nous , François HOLLANDE

Son projet définit 4 priorités :

La justice fiscale avec une réforme en profondeur de notre système

La jeunesse, car elle est la condition pour préparer l’avenir

L’emploi avec la création d’un contrat de génération

Une autre pratique du pouvoir.

L’exercice démocratique sans précédent auquel nous sommes conviés doit permettre de désigner celui ou celle qui nous représentera face à la droite. Plus la participation sera élevée, plus la légitimité de notre candidat sera renforcée.

Que le (ou la ) meilleur gagne.

Pour nous, sans conteste, c’est François HOLLANDE.

Pour le Comité Répondre à Gauche 79

Jean Paul SERRE, mandataire de François HOLLANDE

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SEPT RAISONS

DE SOUTENIR LA CANDIDATURE DE FRANCOIS HOLLANDE

Soit sept caractères originaux de l’homme politique François Hollande présentés par les sept fondateurs du comité Répondre à gauche 79

1 – Un leader politique de premier plan

Il a été onze ans premier secrétaire du parti socialiste. Sa carrière est marquée par la cohérence et la constance de son engagement.

D’après Gérard Grunberg il est « réformiste et européen ».

. européen : il a été président des clubs deloristes Témoins de 1993 à 1997, il peut être considéré comme un fils spirituel de Jacques Delors.

. réformiste : on a longtemps reproché aux socialistes une contradiction entre une lecture marxiste de la société, l’emploi d’un vocabulaire révolutionnaire (quand ils étaient dans l’opposition) et un comportement gestionnaire (quand ils étaient au pouvoir). Ils ont tardé à faire leur aggiornamento (fait par les Suédois en 1932, les Allemands en 1959, les Espagnols en 1979). Aujourd’hui c’est fait, et François Hollande, à deux reprises au moins, a joué un rôle décisif dans ce processus :

. en 2003 au congrès de Dijon, il défend le réformisme de gauche et obtient 60% des voix des militants – c’est pratiquement la première fois dans l’histoire du parti que la motion qui ne s’est pas présentée comme la plus à gauche gagne le congrès.

. en 2008 c’est sous son autorité qu’est adoptée la nouvelle déclaration de principes où pour la première fois le parti socialiste affirme son identité réformiste, sans aucune allusion ou référence à la révolution, même sous forme d’espérances.

Il est un homme de synthèse : « La principale qualité que lui reconnaissent ceux qui travaillent avec lui est son sens quasi inné de la synthèse » d’après François Bachy. La synthèse, pour lui, « ce n’est pas l’addition de prises de position, ça c’est la foutaise, la synthèse, c’est ce que pratiquait Lionel Jospin, pas une simple tactique, une vraie dialectique »

2 – Un économiste reconnu

Admis à HEC puis à l’ENA il a été professeur d’économie à Sciences-Po de 1981 à 1991. Il enseigne en binôme, d’abord avec Jean-Pierre Jouyet puis avec Pierre Moscovici qui raconte : « Nous étions tous les deux les plus populaires. Vous savez, à Sciences-Po on vote avec ses pieds. Nous avions au début vingt-cinq élèves puis cinquante et ça grossissait, soixante-quinze, cent et on terminait à deux cents dans une salle prévue pour soixante élèves. » Spécialiste de la fiscalité et de l’épargne il est l’auteur, avec Pierre Moscovici, d’un ouvrage d’économie intitulé L’heure des choix en 1990.

3 – Un élu local apprécié

Il s’est présenté pour la première fois en Corrèze en 1981, il a subi plusieurs échecs, mais il a toujours refusé les implantations politiques plus faciles qui lui étaient proposées. Il s’est obstiné avec opiniâtreté… et il a été élu député, puis maire de Tulle, puis président du conseil général de la Corrèze. Il reconnaît : « Pour être élu, il faut avoir été battu. Pour être aimé, il faut avoir souffert ».

C’est au cours de ces trente ans de contact avec les problèmes locaux et les électeurs corréziens que s’est forgée et révélée une part importante de sa personnalité et de son originalité politique.

4 – Un grand talent oratoire

Comme tous les grands leaders politiques de Jean Jaurès à François Mitterrand, François Hollande maîtrise parfaitement l’art oratoire. Il a fini par adopter – habitude ? mimétisme ? – la position caractéristique de François Mitterrand à la tribune : le bras plié, le corps légèrement incliné. Sur scène, on le sent fort de décennies de tribune, il pointe le doigt, il se tourne, il lève le bras. Avec sa vivacité, son sens de la répartie, ses traits d’humour il suscite les rires, captive l’assistance. Les auditeurs sont ravis. Bref, pour lui le magistère de la parole est un atout.

Je me permets de citer le compte rendu que j’avais fait du meeting que François Hollande avait tenu à La Rochelle, le 10 avril 2003, pour y défendre sa motion en faveur du « réformisme de gauche » dans le cadre de la préparation du Congrès de Dijon : « Il a d’abord fait un exposé avec le talent pédagogique, l’entrain et l’humour qu’on lui connaît. Puis le public a posé des questions. Celles-ci, parfois claires, directes, parfois maladroites, souvent un peu confuses, abordaient des sujets variés. Il a répondu à chaque intervenant sur le point précis évoqué, en valorisant son interlocuteur (« tu parles comme Lionel Jospin »), en élevant le débat, en traçant des perspectives, donnant le témoignage d’une vivacité d’esprit, d’une sincérité, d’une intelligence hors du commun. A la fin de l’intervention, par la qualité de l’écoute, par l’intensité du silence, on a senti passer dans la salle un souffle qui avait quelque chose de « mitterrandien ». J’ai pensé alors que le surnom de « grand synthétiseur » que certains avaient trouvé autrefois pour le leader socialiste lui irait bien ».

5 – Un brio intellectuel impressionnant

Quelques citations :

« esprit brillant, vif et travailleur » Alain Duhamel

« c’est un honnête homme comme il en existait au XVIIIème siècle » Henri Weber

« imbattable dans la lecture et la synthèse de rapports de toutes sortes » François Bachy

« il a toujours été leader, c’était le plus doué d’entre nous et sans doute de sa génération pour l’activité collective, politique et syndicale » Jean-Pierre Jouyet, son condisciple à l’ENA

« le plus intelligent de sa génération » Ségolène Royal

« il a travaillé ses dossiers, ajusté ses projets, étayé ses discours… son mitterrandisme presque mimétique s’est enrichi d‘une rigueur réformiste qui en fait le contraire d’un démagogue… opiniâtre, réfléchi, il est devenu le leader crédible ancré dans l’histoire de la gauche autant que dans les réalités de la logique de gouvernement » Laurent Joffrin

6 – Une vaste culture historique

Les ouvrages dont il est l’auteur en témoignent :

La gauche bouge , Lattès , 1995 – Devoirs de vérité , Stock , 2007

Droit d’inventaires , Seuil , 2009 – Le rêve français , Privat , 2011

7 – Une personnalité chaleureuse

D’après Jean-Pierre Jouyet, François Hollande a « un tempérament charismatique ». Tout le monde connaît son don de sympathie, de cordialité, sa souplesse : « Il y a chez lui un optimisme viscéral qui est la clé de sa jovialité. Il y a aussi un refus absolu des situations figées et des organigrammes tirés au cordeau qui est l’explication de sa légendaire souplesse » note François Bazin.

Quant à son humanité, je lui laisse la parole : « Je ne considère pas la politique comme le talent d’oublier ses promesses, de trahir ses amis, d’éliminer politiquement ses adversaires mais aussi ses plus proches. Ce n’est pas une naïveté coupable, c’est une hygiène démocratique. »

Voilà pourquoi, pour nous, c’est lui !

Jacques Garandeau

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Qui est François Hollande ?

François Hollande a 57 ans. Il est député de Corrèze et président du conseil général de Corrèze. Il est diplôme de science politique Paris, HEC et lENA. Il a été premier secrétaire du parti socialiste.

Il a déclaré sa candidature en mars 2011 en plaçant la jeunesse, la justice sociale, l’emploi comme priorités.

La situation que traverse notre pays est grave : l’état de notre économie, les inégalités sociales, la dégradation des services publics, la crise démocratique et les inquiétudes par rapport à l’avenir.

La présidence de Nicolas Sarkozy par son incohérence, son inconstance et ses inconséquences en est pour une large part responsable.

Notre pays a un besoin vital d’alternance politique. C’est pourquoi la Gauche a en 2012 une obligation de victoire.

Nous devrons tenir un discours de vérité face aux réalités mais aussi innover avec audace pour changer la France. La priorité à la jeunesse pour lui donner toutes les conditions de sa réussite mais aussi la solidarité entre les générations seront essentielles. Dans le même temps, nous devrons mettre en œuvre la transition énergétique et écologique.

Dans ce contexte, nous considérons que François Hollande est le meilleur candidat pour nous mener à la victoire et engager le changement dont notre pays a besoin.

Sa crédibilité est reconnue sur les questions économiques et sociales. Son engagement européen a toujours été sans faille. Il a le mérite de préparer depuis longtemps sa candidature, de le vouloir, d’être autant expérimenté localement que nationalement et de rejeter toute approche « bling-bling » de la politique.

Il apparaît comme le plus à même de rassembler la gauche et au-delà, condition indispensable pour gagner une élection présidentielle.

Nous avons l’occasion avec les primaires de vivre un grand moment de démocratie. Elles sont un défi que nous sommes prêts à relever. Elles seront l’occasion d’aller à la rencontre des Français et de leur montrer que notre parti est à leur écoute. Elles seront la première marche de notre victoire.

Le comité de soutien à François Hollande est ouvert à tous. Son ambition est de porter la candidature de François Hollande dans le respect de tous les autres candidats.

C’est ainsi que nous engagerons ensemble une campagne présidentielle victorieuse.

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Vérité sur les sondages

La vérité sur les sondages [1]

De nombreux sondages électoraux sont publiés actuellement, en plaçant différents adversaires face à Nicolas Sarkozy. Des contestations mettent en cause la valeur des résultats. Il est demandé d’en réduire l’usage, d’en « moraliser » le recours.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un sondage ?

En matière d’opinion, Les définitions généralement admises sont les suivantes :

C’est la réalisation d’un questionnaire auprès d’un échantillon d’individus afin de proposer une estimation de la répartition de l’opinion de l’ensemble de la population.
« Grâce à un questionnaire posé à un certain nombre de personnes, il sera possible de déduire, d’estimer ce que pense la population »

Généralement, en politique, on utilise la méthode des quotas. 4 critères sont retenus : sexe, classe d’age, catégorie sociale (CSP) et parfois la localisation (rural-urbain, régions).

Souvent la technique utilisée pour interroger les personnes est soit le face à face, soit par téléphone Par téléphone, la numérotation est aléatoire, c’est à dire qu’un logiciel « génère » des numéros (on peut ainsi interroger des personnes non inscrites sur l’annuaire téléphonique).

Pour remplir les conditions des quotas, c’est à dire obtenir un échantillon de personnes « représentatif » de la population française « électrice » (pour faire simple : moitié hommes, moitié femmes de plus de 18 ans, % de jeunes, % d’anciens, % agriculteurs, % ouvriers, % professions libérales, % habitant en ville, etc), il faut interroger environ 20 à 25 000 personnes pour obtenir un échantillon représentatif de 2 000 personnes.

A partir de là on obtient les « résultats » du sondage comme par exemple Untel avec 30% et Sarkozy avec 25% au premier tour.

Que vaut ce résultat ?

La théorie statistique évoque les « marges d’erreurs » ou plus précisément l’écart-type.

Sans développer cette théorie, je retiendrai le tableau des incertitudes publié par l’IFOP :

Ainsi, en supposant que Untel soit François Hollande, on pourra affirmer sans « trop » se tromper qu’il est probable qu’il obtiendra entre 28 et 32% (30+-2) et Sarkozy entre 23 et 27%.

Quant aux sondages sur les candidats aux primaires, leur interprétation doit être plus plus prudente car il s’agit de sous ensembles interrogés, assez mal définis, donc les marges d’erreurs plus « larges ». Tout ce que l’on peut dire c’est que le fait d’être « assuré » d’arriver au premier tour devant Sarkozy, booste le candidat dans les primaires (il y a corrélation). L’intérêt de ces sondages (sur les primaires) c’est l’évolution des valeurs. Autrement dit, si les différents sondages aux différentes dates donnent la même hiérarchie, et grosso-modo les mêmes écarts entre les concurrents, on peut dire qu’à « erreur constante » (dans le temps) le résultat final sera celui-ci. Dans le cas présent, sauf tsunami, il semble bien que le résultat final soit déjà perceptible.


[1] Par Jean Paul Boisson, Statisticien INSEE retraité

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